December 2nd, 2012

Пьеса, в которой отсутствует буква А

Пьеса, в которой отсутствует буква А

Некто по имени Рондан написал в 1816 году «Пьесу без буквы А». Её поставили в Театре Варьете. Зал был полон зрителями, желавшими ознакомиться с таким фокусом. Поднимается занавес. С одной стороны входит Дюваль, с другой — Менгоцци. Он произносит такую фразу: «А! месье, рад вас видеть!» Раздается громкий хохот: странное начало для пьесы, в которой нет буквы А. к счастью, Менгоцци спохватывается и повторяет вслед за суфлёром: «О! месье, очень доволен, что вы здесь!»

Un nommé Ronden composa en 1816 la Pièce sans A, qui fut jouée au Théâtre des Variétés , et le public était accouru pour voir ce tour de force. La toile se lève : Duval entre sur la scène d'un côté, et Mengozzi de l'autre. La première phrase que prononce celui-ci est : « Ah ! Monsieur, vous voilà ! » Tout le monde part d'un éclat de rire. C'était mal débuter pour une pièce sans A. Heureusement Mengozzi tend l'oreille au souffleur, et recommence : « Eh ! Monsieur, vous voici ! »

Ménage avait fait une satire contre l'Académie

Ménage avait fait une satire contre l'Académie naissante, ce qui empêcha qu'il n'y fût reçu ; sur quoi le président Rose [В1] disait : « Le motif qui l'a fait rejeter aurait dû le faire admettre, comme on force un homme à épouser une fille qu'il a déshonorée ».

Менаж написал сатиру против только что учреждённой Академии. Это помешало ему быть в неё принятым. На это Президент Роз заметил: «Мотив, по которому ему отказали, должен был бы на самом деле послужить причиной его туда принять, подобно тому, как мужчину заставляют жениться на девушке, им обесчещенной».


 [В1]ROSE ( Toussaint ) , marquis de Coye, secrétaire du cabinet de Roi, président en la chambre des comptes, et l’un de quarante de l’académie française, ayait été secrétaire du cardinal Mazarin. Il mourut le 6 de janvier 1701 en sa quatre-vingl-sixième année. Sa postérité subsiste. La Place d'académicien qu'il laissa vacante , et en laquelle il avait succédé à M. Conrart l'an 1675, fut donnée à M. De Saci, le 17 de mars 1701. On voit dans le Ménageana qu'il était d’une bonne famille de Provins, qu'il avait été secrétaire de M. le cardinal de Retz, et qu'il avait écrit des lettres en son nom admirablement belles.